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ERETZ – Jérémy Dumont 5tet

Cela s’appelle Eretz , la terre en hébreu. Comme si Jérémy Dumont voulait ancrer sa musique dans le terreau traditionnel du jazz et, en même temps, en montrer toute la diversité. Au long de sept compositions du pianiste et de deux standards, Jérémy offre un jazz plein, intense, enthousiasmant. Pas d’avant-garde minimaliste ici. Mais un jazz contemporain qui swingue et qui groove… et revigorantes. Celles de Jérémy lui-même également, qui tire du clavier des lignes bousculées et bousculantes.

JEAN-CLAUDE VANTROYEN
Le Mad – mercredi 3 avril 2019 

Jérémy Dumont 5tet – Eretz

Daar waar Jérémy Dumont op zijn debuut ‘Resurrection’ de kaart trok van speels lyrisme en doordacht modernisme duikt hij met ‘Eretz’ volledig het verleden in richting postbop gekoppeld aan een hedendaagse visie. Met saxofonist Godwin Louis en trompettist Jean-Paul Estiévenart als gedroomde sparring partners. ‘Eretz’ is Hebreeuws voor land en tevens voor diversiteit. Hiermee refereert Dumont naar de internationale cast waar hij zich voor deze cd mee omringt: de Amerikaanse saxofonist Godwin Louis, de Franse bassist Damien Varaillon, de Italiaanse drummer Armando Luongo en landgenoot Jean-Paul Estiévenart. In de openingstrack ‘Tough But Fair’ worden alle wijzertjes en knopjes onmiddellijk in de juiste richting gedraaid en geplaatst. Een gedreven bop-tempo met al meteen de eerste solomomenten van Jean-Paul Estiévenart en Godwin Louis. De eerste hoeven we hopelijk niet meer voor te stellen. Louis is op zijn beurt een jonge New Yorkse saxofonist die momenteel aan een stevige opmars bezig is. Bijna even imposant als Kamasi Washington, eenzelfde kleurrijke vestimentaire smaak maar vooral een veel gerichtere en afgelijnde speelstijl. De nummers op ‘Eretz’ variëren in lengte tussen vijf en negen minuten. Ideaal om een verhaal te ontplooien. En dat doen de heren ook. Telkens opnieuw komen ze gezwind naar voor. Zelfs de wat meer ingehouden stukken vertonen een urgente ondertoon. De ballad ‘Darn That Dream’ is daar een sterk staaltje van. Dat de vijf een internationale tournee achter de rug hadden vooraleer de studio in te duiken, hoor je duidelijk. Dit is geen beginnende band maar een hecht kwintet. Extra troef is de vintage klank. Plaats van opname was de mythische Jet Studio (Brussel). Mixing en mastering gebeurde door Dave Darlington (Samuel Blaser, Robin Verheyen, Wayne Shorter). Met deze ‘Eretz’ bewijst Jérémy Dumont dat hij vooruit wil en kan zonder zijn eigen reeds afgelegd parcours te verloochenen. Vooral ook live uiterst te smaken zoals we recent konden vaststellen tijdens de cd-voorstelling in de Jazzstation (Brussel). Ideaal voor een label als het Amerikaanse Origin dat grossiert in dergelijk materiaal.

Musici:

Jérémy Dumont: piano
Godwin Louis: saxofoon
Jean-Paul Estiévenart: trompet
Damien Varaillon: contrabas
Armando Luongo: drums

Georges Tonla Briquet – Jazz Halo

Jérémy Dumont 5tet, Eretz

Après avoir été attiré par le violon, Jérémy Dumont a débuté des études de piano classique au Conservatoire de Charleroi, puis s’est tourné vers le jazz : Jazz Studio d’Anvers puis Conservatoire de Bruxelles sous la direction d’Eric Legnini. Il fonde d’abord un trio avec lequel il enregistre l’album « Résurrection », avec Fabrice Alleman en invité et voici qu’il présente un quintet international. Au saxophone alto, l’Américain Godwin Louis. Diplômé de Berklee et du Thelonious Monk Institute, il a côtoyé Herbie Hancock comme Clark Terry et a enregistré, entre autres, avec la percussionniste Terri Lyne Carrington et le contrebassiste Michael Feinberg. A la trompette, Jean-Paul Estiévenart, aux multiples expériences, d’Urbex au LG Jazz Collective, de MikMâäk à son propre trio. A la contrebasse, le Français Damien Varaillon, qui joue aussi bien au sein du quartet du trompettiste Nicolas Folmer que de celui du clarinettiste sarde Matteo Pastorino (album « Suite For Modigliani »). A la batterie, l’Italien Armando Luongo qui, après des études au Conservatoire de Salerne puis de La Haye, en compagnie d’Eric Ineke qui a joué avec Chet, a rejoint Bruxelles pour faire partie du trio du saxophoniste français Vincent Thékal, comme du quartet du ténor italien Filippo Bianchini. Pour cet album « Eretz » (la « terre » en hébreu), enregistré à Bruxelles mais mixé à New York, sept compositions originales, de Strange Feeling à Nieuwpoort Day, et deux grands classiques: Darn That Dream et Tenderly. Si Jérémy Dumont désigne volontiers comme « mentors » Chick Corea et Avishai Cohen, ses compositions s’inscrivent directement dans un héritage post-bop au groove énergique. La plupart du temps, la structure des compositions est elle-même assez traditionnelle : exposé du thème à l’unisson, suivi de solos de chacun des protagonistes, sous l’impulsion vigoureuse de la rythmique puis retour au thème. Dans ce contexte, Godwin Louis se présente comme l’héritier d’une lignée d’altos qui irait de Charlie Parker à Jimmy Mc Lean : une grande vélocité de jeu qui se marie à une sonorité incisive. Les deux classiques, Tenderly et Darn That dream, se révèlent, eux, comme des moments d’apaisement. Un album qui ravira les amateurs de swing.

Claude Loxhay – Jazzaroundmag