All posts in mai 2016

Jazzism review – mei 2016

Jérémy Dumont Trio - Resurrection

Jazzmuziek van een Brusselaar, de stad waar ook nog mensen wonen die zich er geheel op richten om iets moois te maken. Het rijtje pianisten dat Jérémy Dumont (in 2012 winnaar van de prijs voor “Jeunes Formations” in Comblain-la-Tour) als inspiratiebronnen oplepeltis veelzeggend: Chick Corea, Brad Meldhau, Bill Evans, Herbie Hankock, Robert Glasper. Grote namen uit het postbop- en modale tijdperk, aangevuld door de klanken van vandaag. Hier en daar een vleug impressionisme (Aaron, Since That Day), maar soms ook complexe ritmes (Matkot) die uit geluidsboxen van hiphoppers kunnen komen. Een gelukkig nu en dan een groove met een vetrandje, zoals in Blues For Tilou. Daarin horen we ook saxofonist Fabrice Alleman (sopraan en tenor), die op vier stukken meedoet. De langste compositie is In Between, waarin de era van John Coltrane en McCoy Tyner weer aangeraakt wordt.

■ Coen de Jonge

Maison du Jazz, Mag 65 – Nouvelle sortie CD Jeremy Dumont trio

Jérémy Dumont débute des études de violon dès l’âge de 5 ans, il passe au piano classique à l’âge de 12 ans dans la classe de Karin Lechner ; suit une formation au Conservatoire Arthur Grumiaux de Charleroi et ensuite un cours d’improvisation jazz avec Thomas De Prins à l’académie Jacques Dalcroze de Bruxelles, puis avec Ivan Paduart et Eric Vermeulen. Mordu de jazz, il entre au Conservatoire Royal de Bruxelles sous la coupe d’Eric Legnini ; il rencontre alors Jean-Paul Estiévenart, Sal la Rocca et Wim Eggermont avec qui il crée le quintet Solid Step et ensuite The Unexpected 4 avec lequel il remporte le concours jeunes talents au Dinant jazz nights en 2010. En 2012, Il forme son propre trio et remporte le 1er prix du concours jeunes formations au festival jazz de Comblain-la-Tour. Tous ses efforts se concrétisent en septembre de cette année par la sortie de son premier cd «Resurrection» avec Victor Foulon à la contrebasse, Fabio Zamagni à la batterie et la participation de Fabrice Alleman aux saxs ténor et soprano. Un premier opus magnifiquement mature et abouti avec 10 compositions personnelles très variées, d’une fluidité à toute épreuve aux accents bebop, swing, groove. Un album dynamique, équilibré et harmonieux, avec un jeu de piano d’une sensibilité digne de Chick Corea, Robert Glasper ou Michel Petrucciani. Une autoproduction que vous pourrez vous procurer sur le site de Jeremy Dumont ainsi qu’aux nombreux concerts prévus pour sa sortie.

■ OS 

Jazzques – 26/03/2016

JEREMY DUMONT TRIO – FEAT FABRICE ALLEMAN – JAZZ STATION

J’avais eu l’occasion d’entendre le trio de Jeremy Dumont en concert (plus ou moins privé) quelques temps avant l’enregistrement de l’album Resurrection. A l’écoute de ce dernier, j’avais été agréablement surpris (voire même étonné) de la progression qui s’était opérée. La musique semblait avoir monté en puissance, s’être affirmée. En concert à la Jazz Station, j’étais curieux de découvrir comment allait encore évoluer la musique du pianiste. De plus, ce samedi 19, le trio avait invité pour la première fois Fabrice Alleman (que l’on retrouve sur trois titres de l’album) à le rejoindre. Il n’y a pas à dire : c’était une très bonne idée. Après un gentil et bucolique «One Day», «Blues For Tilou» permet au groupe de se lancer vraiment. Fabrice Alleman ouvre la voie, le son est gras et rassurant, parfois légèrement pincé aussi. Le spectre musical du saxophoniste semble ne pas ne connaitre pas de frontière. Il intègre aussi bien la tradition que le (presque) free, comme si Coleman Hawkins avait rencontré David Murray, par exemple. Et à la clarinette, c’est pareil, Fabrice Alleman a le chic pour faire décoller la musique. Sur le très modal «In Between» son jeu est presque «out», ce qui entraîne Jeremy Dumont à lâcher les accords. Jeremy Dumont oscille entre lyrisme et fulgurances rythmiques, esquivant l’évidence avec finesse. On ressent chez lui quelques notes bluesy, quelques inflexions inspirées de Hancock ou de Corea. Ses compositions font la part belle aux mélodies mais savent se faire piquer par de belles astuces rythmiques. On apprécie les courtes accélérations, les ponctuations lumineuses, les nuances et les respirations dans un phrasé maitrisé. «Since That Day», «Try» et «Resurrection», s’enchainent avec un optimisme plein de groove. La rythmique, très complice, n’y est pas pour rien. Le jeu efficace et direct du batteur Fabio Zamagni se marie avec habileté aux entrelacs rythmiques du contrebassiste Victor Foulon. Ça claque autant que ça enrobe. Le plaisir est sur scène et se partage dans le public. «Matkot», très influencé par la jeune scène juive New Yorkaise, est bourré d’énergie, «Sneak Into», est lumineux et «Aaron» – tendre et délicat – permet à Victor Foulon de laisser trainer de longues notes sur les cordes de sa contrebasse. Et puis, avec «Eretz», le trio joue au chat et à la souri, s’amuse avec les stop and go, les rebondissements et les chausse-trappes. Quant à «Excitation», qui porte bien son nom, il termine en post bop moderne un concert qui n’a cessé de monter en intensité. Boosté par un Fabrice Alleman décomplexé et décidément très inventif, le trio de Jeremy Dumont a montré ce soir encore qu’il avait du répondant et encore plein d’idées à partager. Et ça, ça fait plaisir.

■ Jazzques – 26/03/2016

NRC.nl – 2 februari 2016

Dumont sprankelt in triodebuut

De Brusselse pianist Jérémy Dumont geldt als jonge belofte in de Belgische jazzscene. Met een diploma van het koninklijk conservatorium van Brussel en diverse aanmoedigingspijzen op zak laat de twintiger zich horen met diverse bands, waaronder zijn eigen trio en kwartet. Het albumResurrection is Dumonts leuke, sprankelende debuut als leider in een triobezetting met de bassist Victor Foulon en drummer Fabio Zamagni. In eigen moderne jazzcomposities toont Dumont zich een behendige speler die zich voor improvisaties mooi en logisch laat meevoeren door de melodie. De stukken zijn harmonieus van karakter, van gestileerde dromerigheid tot beheerste vaart. De spelers komen onderweg weinig stroomversnellingen tegen, al is er ritmische flexibiliteit. Speciale gast, saxofonist Fabrice Alleman, daagt in vier nummers meer uit, waardoor de jazz nog wat spannender wordt.

■ Amanda Kuyper

Jazzmozaïek – maart 14, 2016

De 28-jarige pianist/componist Jérémy Dumont won in 2010 het jongerenconcours op Dinant Jazz Nights en in 2012 de jongerenwedstrijd in Comblain-la-Tour. In 2013 volgde de Sabam Jeunesses Musicales Jazz Award. De opnames van Resurrection met zijn trio in de Igloo-studios met Daniel Léon als producer dateren van november 2014. Dumont wil met dit album vooral zijn eigen persoonlijkheid doordrukken, waarbij hij invloeden van Corea, Hancock maar evengoed John Coltrane en Robert Glaspar aangeeft. Frisse, moderne triojazz die nog extra ingekleurd wordt door saxofonist Fabrice Alleman. Een beloftevol debuut!

■ Bernard Lefèvre

Focus-Vif 16-10-15

Jérémy Dumont Trio - « Resurrection »

Disque sans label, Resurrection de Jérémy Dumont signe les débuts discographiques d’un pianiste belge nouvelle génération à l’indiscutable talent. Soutenu par une rythmique formée de Victor Foulon (basse) et Fabio Zamagni (batterie, rejoint pour quatre titres (sur un total de dix) par le saxophoniste Fabrice Alleman, le musicien de 28 ans ne révolutionne, certes, rien dans cet album (mais ce n’était pas le but) et reste redevable à ses maîtres avoués -Chick Corea y est un peu partout et on y retrouve aussi Brad Meldhau comme chez beaucoup de pianistes depuis une quinzaine d’années. Heureusement, Resurrection laisse aussi filtrer une personnalité réelle qui ne pourra que s’affirmer (et s’affiner) dans un futur proche. A suivre.

■ PH.E